Au commencement …

Premier arrivage de semence de 2011!

Premier arrivage de semence de 2011!

Une saison de jardinage, ça commence avec de la semence.  Içi, le premier arrivage de semence de la saison 2011, que j’ai reçu par la poste aujourd’hui, moins de deux semaines après avoir passer mes commandes sur le web.  En fait, il y a deux commandes sur la photo: celle de Vesey’s, un grainetier de Halifax, et celle de Johnny’s, un grainetier américain.  Reste encore la plus grosse, celle de William Dam, qui prend habituellement un peu plus de temps que ses compétiteurs à livrer la marchandise.  Il y a aussi celle, plus petite, de la Société des Plantes, chez qui je prend quelques spécialités inusitées.

À partir du moment où les commandes de semences commencent à arriver, la fébrilité s’installe.  J’me peux pu!  Vite, que le printemps arrive!

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5 commentaires on “Au commencement …”

  1. Jean-Luc dit :

    Au Québec, il y a également http://ecoumene.com/ que je trouve bien. 🙂

  2. Oui, je connais! Le type est très sympathique d’ailleurs. Les grainetiers-artisans sont très nombreux au Québec: les Jardins du Grand-Portage, la Société des Plantes, le Jardin de Bullion, la Ferme Tourne-Sol, et de nombreux autres. Je connais personnellement un bon nombre de ces producteurs, mais je prend quand même la majeure partie de mes semences chez des grainetiers plus gros. Il y a plusieurs raisons à ça.

    D’abord, il y a la question du coût et de la disponibilité en quantité. Par exemple, j’ai acheté 5000 graines d’oignons cette année; en paquet de 300 graines à 4$, ça ferait beaucoup de sous! J’ai acheté 125 grammes de semence de betterave First Crop, et toutes mes semences de radis (trois variétés) en 25 grammes. Ces quantités là ne sont généralement pas disponible chez les artisans, qui visent habituellement le marché des jardiniers domestiques.

    Il y a aussi certaine raisons techniques. Par exemple, les grainetiers-artisans ne sont pas équipés pour calibrer les semences. La calibration est importante lorsque l’on utilise un semoir de précision avec la carotte, la betterave et le radis, notamment.

    Finalement, les grainetiers-artisans n’ont évidemment pas de semence hybride: ils produisent des semences à pollenisation ouverte. La plupart des variétés qui ont fait leurs preuves dans un cadre de production commercial sont des hybrides. Il y a quelque exceptions, comme les haricot Provider ou le concombre Marketmore, mais en général, les hybrides dominent la production commerciale même à une petite échelle comme la mienne.

    Je ne suis pas très sensible à l’argument en faveur des variétés à pollenisation ouverte selon lequel elles rendent les producteurs moins dépendant des grands grainetiers. Je n’ai pas l’intention de produire de semence; je vais déjà avoir les mains pleines avec la production des légumes eux-mêmes, il y a une limite à la diversification. Je vais toujours acheter mes semences, donc ça ne fait pas de différence au niveau pratique qu’elle soit hybride ou pas.

    Par contre, je suis très sensible à la question de l’achat local, et j’espère acheter mes semences le plus possible au Québec dans un futur rapproché. Pour le moment, le plan de match est d’identifier les variétés commerciales standard (hybride ou pas) qui fonctionne bien pour moi, de façon à avoir une base pour partir. Ensuite, je vais faire des essais de variétés à pollenisation ouverte provenant de grainetiers-artisans locaux sur plusieurs années, dans le but d’identifier ceux qui performe aussi bien que les hybride commerciaux dans mon système de culture. Une fois que je vais avoir identifié des variétés intéressantes, je vais engager le dialogue avec les grainetiers locaux pour avoir de la semence en quantité voulue à prix équitable. J’espère à terme utiliser 50% de semence d’artisan locaux, mais pour les prochaines années, je vais utiliser des variétés commerciales presqu’à 100%.

    Jean-Luc, en passant, tu mérite la palme du premier commentaire sur mon blogue! 🙂

  3. Jean-Luc dit :

    Merci beaucoup pour ta réponse! Elle est très instructive.

    J’aimerais pouvoir te donner le nom d’un grainertier bio local qui puisse répondre à tes besoins, mais je n’en connais malheureusement pas.

    Le plus propice à fournir en grande quantité me semble être la Ferme Tournesol (à quelques minutes de chez moi d’ailleurs). Mais leur catalogue en vrac semble pour l’instant limité (peut-être ont-il un autre catalogue pour les maraîchers?!).

    J’ai rencontré dernièrement une famille de grands céréaliers bio. C’est d’ailleurs ceux qui louent leur terre à la Ferme Tournesol. Ils ont 600 ha en bio depuis environ 20 ans et ça fait 15 ans qu’ils n’ont pas labourés!!! Ils font principalement du blé, soja, tournesol (ils produisent leur huile depuis 20 ans et vont, cette année, produire leur farine). J’ai retenu entre autre qu’ils ont dû modifier/adapter la plupart de leur matériel afin qu’il s’adapte à leurs techniques de cultures. Aussi, ils récupèrent leurs semences. Je sais que la production céréalière et le maraîchage ont des contraintes différentes, mais je me dit que ça peut, peut-être, te donner des idées.

    P.S. C’est Yannick qui m’a fait connaître ton site 🙂

    • Oui, je connais bien la Ferme Tourne-Sol … j’y ai fait un stage l’été dernier! Je pense que Dan (l’associé qui est le plus impliqué dans la production de semence) fait un excellent travail, et je sais qu’il planifie d’augmenter sa production. Il fait très certainement partie de mon futur comme fournisseur! 🙂

      Concernant la production de semence à la ferme, dans le cas des grandes cultures, c’est beaucoup plus simple et plus rentable pour eux de le faire. Ils ont besoin d’un nombre plus limité d’espèce et de variété, et utilise grande quantité de chaque type de semence. D’ailleur, ils récoltent habituellement la graine; de là à faire sa semence, il n’y a vraiment qu’un pas. Pour les maraîchers diversifiés, c’est différent. À terme, je vais cultiver environ 150 variétés de légume, certaines dont la production de semence est très difficile (notamment, le biennalles, comme les carotte et les betteraves). Les contraintes sont effectivement très différence.

      Mais, je t’assure, l’achat de semence local fait partie de mon plan d’entreprise. Je vais y arriver, éventuellement. 🙂

      P.s. Les champs de tournesol de la ferme dont tu parle sont magnifique à fin de juillet. C’est vraiment impressionant, j’y ai pris des super clichés à l’aurore. En plus, leur huile est excellente. Si jamais je repasse dans le coin, je vais en acheter un cinq gallons!

  4. […] connus, je ne les connais pas tous.  Comme j’expliquais en commentaire d’un autre article, je m’approvisionne en semence principalement chez des semenciers commerciaux à […]


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