Grosse job!

Grosse job de labours

Histoire de mettre un peu de vert dans mon blog, une photo prise en septembre dernier, quand mon frère est venu labourer ma parcelle pour 2012 avec son équipement lourd.  Le labours n’est pas une pratique très habituelle sur les fermes maraîchères, qui préfèrent habituellement travailler le sol de façon moins intrusive.  Mais dans mon cas, c’était tout à fait approprié puisque la parcelle n’avait pas été travaillée en profondeur depuis quelques années.

Je ne suis pas un gars de machinerie et de tracteur, mais il y a quelque chose de profondément satisfaisant à voir une parcelle fraîchement travaillée.  Le labours, c’est l’agriculture dans ce qu’elle a de plus fondamentale.

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La ferme au printemps

Pour faire suite à mon billet d’avril 2011, voiçi un tour en photo de la ferme à la fin de mars de cette année.  Comme partout ailleurs au Québec, nous avons eu des températures record depuis quelques semaines.  Le couvert de neige dans le champ est pratiquement fondu au complet, et les plantes les plus rustiques, le chiendent en premier lieu, ont déjà commencées leurs croissances.  C’est du jamais vu!

Pour commencer, la vue de mon perron arrière.  C’est gris et brun, et plein de boue dans la cours …  :/

Vu du perron arrière.

L’intérieur de la serre, que j’ai fini d’aménager pour la saison des semis (il ne manque que l’approvisionnement en eau).  De chaque côtés, les tables pour les plateaux à semis.  Au centre, la plante-bande dans laquelle je vais transplanter des concombres anglais à la fin d’avril (pour le moment, j’y fait pousser de la verdure pour mes salades, et y dépose les plateaux d’ail).

Intérieur de la serre

Les semis d’ail à col mou, qui serait déjà prêts à transplanter.  Il semble que je les ai démarrés beaucoup, beaucoup trop tôt.  Ils vont être à l’étroit dans leurs cellules 50 d’içi à ce que les conditions soient bonnes pour que je les transplantes dehors (encore trois semaines minimum).  Mais bon, c’est la première années que j’en fait, c’est une expérience.  En tout cas, les semis sont beaux et vigoureux!

Semis d'ail à col mou en plateaux multi-cellules 50

Le poste de préparation des plateaux et semis.  C’est ma brune qui fait le plus gros des semis, un travail de précision.

Poste de préparation des semis

La salle de semis, dans le garage.  Je ne chauffe pas la serre avant le mois d’avril, ce serait trop cher.  Donc, les premiers semis (oignons et poivrons) vont passer quelques semaines dans la salle de semis, bien chauffée, avant que les températures ne permettent de les déménager dans la serre.

Salle de semis

Tapis chauffant pour la germinaison des semis.

Tapis chauffant pour la germinaison des semis

Étagère à semis.  Il y a présentement 12 plateaux d’oignon dans l’étagère, soit environ 3000 petit oignons qui poussent sous les néon présentement.

Étagère à semis

Vue du champ derrière le garage.  On fait face au nord.

Vue du champ derrière le garage

La fameuse vieille remise qui s’est effondrée l’hiver dernier, et qui continue de s’écraser tranquillement un peu plus chaque mois.  Si j’ai du temps en avril/début mai, avant les travaux au champ, je vais la démolir.  Je veux récupérer une partie de la tôle et des madriers pour me faire un abri derrière le garage, sous lequel je vais laver les légumes.  Le reste va aller à la « dump ».

La vieille remise

Encore sous la neige, là où il y a des marques-rang, les trois rangs d’ail que j’ai semé l’automne dernier.  La neige sur les deux premiers rangs commence à fondre.  Notez que mon ail n’est pas paillée; je ne crois pas tellement aux vertus du paillage de l’ail.  Personnellement, il me semble que ça va juste être dans le chemin quand il sera temps de désherber et de fertiliser.  Pour compenser, j’ai mis une clôture à neige du côté nord des rangs pour accumuler un peu plus de neige et ainsi protéger l’ail contre le dégel.  Ça a assez bien fonctionné en fait.

Rang d'ail sous la neige au champ

Face au nord, une vue sur la parcelle que je vais cultiver l’été prochain.  Mon frère l’a labourée l’automne dernier.  On peux voir qu’une partie de la parcelle est déjà sec, ce qui est vraiment surprenant.  En fait, le sol est sec seulement sur le dessus, et il est gelé à peine deux ou trois pouces sous la surface.  C’est quand même bon signe.  C’est une parcelle qui se draine mieux que celle que j’ai cultivée l’été dernier, le sol est beaucoup plus léger.  D’ailleurs, ça se voit quand on compare la couleur du sol (le sol de la parcelle de l’été passé est brun très foncé, tandis que celui-ci est brun-rouge tirant sur le jaune).

Malheureusement, en marchant dans ma parcelle, j’ai remarqué qu’il y a beaucoup de chiendent.  Ça va être un défi de contrôler cette mauvaise herbe envahissante et particulièrement persistante.

Parcelle 2012

Une autre prise de vue sur la parcelle de l’été prochain, cette fois-ci prise plus au nord.  Au fond, la vielle remise à bois, que je n’utilise plus.

Remise à bois

Vue sur le site de mon futur étang d’irrigation.  C’est le point le plus bas de mon champ, dans le quadrant nord-ouest.

Site du futur étang d'irrigation

Photo prise du coin nord-ouest du champ.  On vois vraiment toute ma terre (en fait, on verrais toute ma terre, si ça ne serait pas du bosquet de varne mal placé).  Mon champ est bordé au sud et à l’est par des résidences, au nord par un chemin de fer (sur lequel je me tiens pour prendre cette photo), et à l’ouest par la terre des Babin.

Vue d'ensemble sur le champ

Une autre photo de la parcelle que je vais cultiver l’été prochain, cette fois prise du coin nord-ouest en faisant face au sud-est.  C’est le point le plus haut de ma terre.

Parcelle 2012

Photo prise dans le chemin de ferme, en faisant face au sud.  On vois au loin l’arrière de ma serre, le poulailler, l’arrière du garage, la maison et la remise à machinerie.  J’ai remarqué pour la première fois que la remise à machinerie est vraiment très croche, elle penche beaucoup.  Je vais peut-être devoir la renforcer.

De retour à la maison

Une photo du poulailler, qui est derrière le garage.  Il est présentement inutilisé.  D’içi quelques années, quand je n’aurais plus à voyager pour mon travail et que j’aurais pris le dessus au jardin, je vais garder quelques pondeuses et quelques coq à chair tout les étés.

Le poulailler

La vieille grange, vue d’en arrière.  Présentement, elle sert d’entrepôt.  Malheureusement, la structure commence à montrer quelques signes de faiblesse.  D’içi quelques années, il va probablement falloir la démolir avant qu’elle ne devienne un risque.

La vieille grange

L’intérieur du garage, un vrai capharnaüm.  Beaucoup d’outils, de pièces de mécanique, de vieille chaines et autres reliques de l’histoire agricole de la ferme.  Je vais y faire un gros, très gros ménage cet été et cet automne.  Mon plan pour le garage est de démolir et refaire l’intérieur au complet pour le transformer en bâtiment de lavage et entreposage de légumes.  Je vais refaire le plancher, baisser le plafond, refaire les mur intérieur en vinyle, refaire l’électricité, faire venir l’eau courante et bâtir ma ligne de lavage de légumes et quelque chambres froides. Bref, il faut rendre le bâtiment sanitaire.  C’est un projet qui va s’échelonner sur quelques années, parce qu’il y a vraiment beaucoup de travail à faire et que ça va coûter très cher.  Pour le moment, on commence par le ménage.  C’est déjà tout un projet en soi!

L'intérieur du garage

Voilà, c’est tout pour le moment!  Le printemps, c’est brun et gris, et un peu triste.  J’espère avoir le temps de refaire un autre tour de ferme pour notre blog l’été prochain, quand le jardin sera vert et plein et que la nature sera belle.