La ferme au printemps

Pour faire suite à mon billet d’avril 2011, voiçi un tour en photo de la ferme à la fin de mars de cette année.  Comme partout ailleurs au Québec, nous avons eu des températures record depuis quelques semaines.  Le couvert de neige dans le champ est pratiquement fondu au complet, et les plantes les plus rustiques, le chiendent en premier lieu, ont déjà commencées leurs croissances.  C’est du jamais vu!

Pour commencer, la vue de mon perron arrière.  C’est gris et brun, et plein de boue dans la cours …  :/

Vu du perron arrière.

L’intérieur de la serre, que j’ai fini d’aménager pour la saison des semis (il ne manque que l’approvisionnement en eau).  De chaque côtés, les tables pour les plateaux à semis.  Au centre, la plante-bande dans laquelle je vais transplanter des concombres anglais à la fin d’avril (pour le moment, j’y fait pousser de la verdure pour mes salades, et y dépose les plateaux d’ail).

Intérieur de la serre

Les semis d’ail à col mou, qui serait déjà prêts à transplanter.  Il semble que je les ai démarrés beaucoup, beaucoup trop tôt.  Ils vont être à l’étroit dans leurs cellules 50 d’içi à ce que les conditions soient bonnes pour que je les transplantes dehors (encore trois semaines minimum).  Mais bon, c’est la première années que j’en fait, c’est une expérience.  En tout cas, les semis sont beaux et vigoureux!

Semis d'ail à col mou en plateaux multi-cellules 50

Le poste de préparation des plateaux et semis.  C’est ma brune qui fait le plus gros des semis, un travail de précision.

Poste de préparation des semis

La salle de semis, dans le garage.  Je ne chauffe pas la serre avant le mois d’avril, ce serait trop cher.  Donc, les premiers semis (oignons et poivrons) vont passer quelques semaines dans la salle de semis, bien chauffée, avant que les températures ne permettent de les déménager dans la serre.

Salle de semis

Tapis chauffant pour la germinaison des semis.

Tapis chauffant pour la germinaison des semis

Étagère à semis.  Il y a présentement 12 plateaux d’oignon dans l’étagère, soit environ 3000 petit oignons qui poussent sous les néon présentement.

Étagère à semis

Vue du champ derrière le garage.  On fait face au nord.

Vue du champ derrière le garage

La fameuse vieille remise qui s’est effondrée l’hiver dernier, et qui continue de s’écraser tranquillement un peu plus chaque mois.  Si j’ai du temps en avril/début mai, avant les travaux au champ, je vais la démolir.  Je veux récupérer une partie de la tôle et des madriers pour me faire un abri derrière le garage, sous lequel je vais laver les légumes.  Le reste va aller à la « dump ».

La vieille remise

Encore sous la neige, là où il y a des marques-rang, les trois rangs d’ail que j’ai semé l’automne dernier.  La neige sur les deux premiers rangs commence à fondre.  Notez que mon ail n’est pas paillée; je ne crois pas tellement aux vertus du paillage de l’ail.  Personnellement, il me semble que ça va juste être dans le chemin quand il sera temps de désherber et de fertiliser.  Pour compenser, j’ai mis une clôture à neige du côté nord des rangs pour accumuler un peu plus de neige et ainsi protéger l’ail contre le dégel.  Ça a assez bien fonctionné en fait.

Rang d'ail sous la neige au champ

Face au nord, une vue sur la parcelle que je vais cultiver l’été prochain.  Mon frère l’a labourée l’automne dernier.  On peux voir qu’une partie de la parcelle est déjà sec, ce qui est vraiment surprenant.  En fait, le sol est sec seulement sur le dessus, et il est gelé à peine deux ou trois pouces sous la surface.  C’est quand même bon signe.  C’est une parcelle qui se draine mieux que celle que j’ai cultivée l’été dernier, le sol est beaucoup plus léger.  D’ailleurs, ça se voit quand on compare la couleur du sol (le sol de la parcelle de l’été passé est brun très foncé, tandis que celui-ci est brun-rouge tirant sur le jaune).

Malheureusement, en marchant dans ma parcelle, j’ai remarqué qu’il y a beaucoup de chiendent.  Ça va être un défi de contrôler cette mauvaise herbe envahissante et particulièrement persistante.

Parcelle 2012

Une autre prise de vue sur la parcelle de l’été prochain, cette fois-ci prise plus au nord.  Au fond, la vielle remise à bois, que je n’utilise plus.

Remise à bois

Vue sur le site de mon futur étang d’irrigation.  C’est le point le plus bas de mon champ, dans le quadrant nord-ouest.

Site du futur étang d'irrigation

Photo prise du coin nord-ouest du champ.  On vois vraiment toute ma terre (en fait, on verrais toute ma terre, si ça ne serait pas du bosquet de varne mal placé).  Mon champ est bordé au sud et à l’est par des résidences, au nord par un chemin de fer (sur lequel je me tiens pour prendre cette photo), et à l’ouest par la terre des Babin.

Vue d'ensemble sur le champ

Une autre photo de la parcelle que je vais cultiver l’été prochain, cette fois prise du coin nord-ouest en faisant face au sud-est.  C’est le point le plus haut de ma terre.

Parcelle 2012

Photo prise dans le chemin de ferme, en faisant face au sud.  On vois au loin l’arrière de ma serre, le poulailler, l’arrière du garage, la maison et la remise à machinerie.  J’ai remarqué pour la première fois que la remise à machinerie est vraiment très croche, elle penche beaucoup.  Je vais peut-être devoir la renforcer.

De retour à la maison

Une photo du poulailler, qui est derrière le garage.  Il est présentement inutilisé.  D’içi quelques années, quand je n’aurais plus à voyager pour mon travail et que j’aurais pris le dessus au jardin, je vais garder quelques pondeuses et quelques coq à chair tout les étés.

Le poulailler

La vieille grange, vue d’en arrière.  Présentement, elle sert d’entrepôt.  Malheureusement, la structure commence à montrer quelques signes de faiblesse.  D’içi quelques années, il va probablement falloir la démolir avant qu’elle ne devienne un risque.

La vieille grange

L’intérieur du garage, un vrai capharnaüm.  Beaucoup d’outils, de pièces de mécanique, de vieille chaines et autres reliques de l’histoire agricole de la ferme.  Je vais y faire un gros, très gros ménage cet été et cet automne.  Mon plan pour le garage est de démolir et refaire l’intérieur au complet pour le transformer en bâtiment de lavage et entreposage de légumes.  Je vais refaire le plancher, baisser le plafond, refaire les mur intérieur en vinyle, refaire l’électricité, faire venir l’eau courante et bâtir ma ligne de lavage de légumes et quelque chambres froides. Bref, il faut rendre le bâtiment sanitaire.  C’est un projet qui va s’échelonner sur quelques années, parce qu’il y a vraiment beaucoup de travail à faire et que ça va coûter très cher.  Pour le moment, on commence par le ménage.  C’est déjà tout un projet en soi!

L'intérieur du garage

Voilà, c’est tout pour le moment!  Le printemps, c’est brun et gris, et un peu triste.  J’espère avoir le temps de refaire un autre tour de ferme pour notre blog l’été prochain, quand le jardin sera vert et plein et que la nature sera belle.

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Ail!

Semence d'ail Artichoke

Il n’y a pas que les carottes qui occupent mon esprit ces jours-ci, il y a aussi l’ail! Comme je l’expliquais dans mon dernier billet, je vais vendre une partie de ma production de la saison 2012 sur le réseau Baie des saveurs l’hiver prochain.  L’ail est très certainement un des légumes d’hiver les plus populaires.  Alors, évidemment, j’espère pouvoir approvisionner en ail les clients de Baie des saveurs l’hiver prochain.

La culture de l’ail me fascine.  L’automne dernier, j’ai semé environ 150 bulbes d’ail, et une grande quantité de bulbilles.  Une partie provenait des bulbilles d’ail Rocambole que j’avais démarré en cellules au printemps 2011.  J’ai aussi semé une quantité assez considérable de bulbes et de bulbilles d’ail Porcelaine que j’ai acheté de Dan Brisebois, de la Ferme Coopérative Tourne-Sol, et de quelques autres variétés que j’ai acheté chez Boundary Garlic en Colombie-Britannique. L’automne dernier, le plan était de resemer toute ma récolte de l’été 2012, afin de grossir ma production.  C’est que je suis en mode expansion: j’espère, éventuellement, faire entre un demi-acre et un acre d’ail (si vous préférez, quelques dizaines de milliers de bulbes par année).

Mais les plans changent! Puisque j’ai décidé d’approvisionner Baie des saveurs en ail l’hiver prochain, j’ai aussi décidé d’augmenter ma production cette année, afin d’en avoir plus à vendre tout en resemant un bonne partie de ma production.  Le problème, évidemment, est que l’ail doit être plantée à l’automne pour une récolte l’été suivant.  Si je veux en avoir à vendre en plus grande quantité l’hiver prochain, je n’ai pas le choix: je vais devoir faire un semis de printemps.  Les semis de printemps d’ail demande habituellement une longue saison de croissance et ne réussissent pas toujours à notre latitude.  Mais je prend une chance quand même.

J’ai donc commandé de la semence d’ail à col mou chez Eureka Garlic à l’île-du-Prince-Edouard.  Al Picketts est un passionné qui cultive une centaine de variétés d’ail dans un climat très similaire au mien.  Ce que l’on voit sur la photo, c’est tout ce qui lui restait d’ail Artichoke, un type d’ail à col mou qui aurait peut-être des chances de réussir à partir d’un semis de printemps.  C’est le même type d’ail que celui qu’on achète dans les épicerie en provenance de Chine et d’Argentine, et avec lequel on peut faire des tresses.  Si la saison est favorable, j’aurais de l’ail à vendre l’hiver prochain.  On le saura au début du mois d’août!

 


Au marché de Nouvelle, samedi le 16 septembre 2011

J’ai appris l’existence du Marché Champêtre de Nouvelle la semaine dernière seulement.  Quoi, un autre marché public dans la Baie-des-Chaleurs?  Super!  Même si ma sélection de produit commence à diminuer, j’ai décidé d’y aller avec ce que j’ai.

  • De belle carotte juteuses!
  • Des haricots verts tendres et goûteux
  • Des betteraves rouges, jaunes et striées rouges et blanches
  • Des oignons jaunes
  • Des beau gros choux
  • Mes tomate-cerise orange, au goût tellement fruité
  • Des tomates vertes, pour vos conserves
  • Quelques pommes de terre gourmets, variété « Ratte »
  • De la fleur d’ail fraîche de cette semaine

Hein, quoi? De la fleur d’ail fraîche … au mois de septembre? J’ai peine à y croire moi-même.  J’ai semé en cellule ce printemps de la bulbille d’ail de type Rocambole, la plus goûteuse.  Ce sont des bulbilles qui m’ont été données par M. Dehaie, un vieux maraîcher d’origine française qui habite et cultive maintenant à Charette, en Mauricie.  Il m’en a donné une bonne poignée, 4 oz en tout.  Je les ai semé en cellule 72, trois bulbilles par cellule, et transplanté dehors tôt ce printemps.  Je les ai pratiquement oublié tout l’été, et puis wow!  Quelle surprise!  Des plants d’ail hyper-vigoureux, qui vont me donner une très grosse quantité de semence à resemer cet automne.  Et parmi ces plants, plusieurs qui commence tout juste à faire de la fleur d’ail.  Bizarre.  Est-ce que c’est la saison fraîche et humide? Est-ce que c’est le manque de vernalisation des bulbilles? Je n’en sais rien, mais la fleur d’ail est en saison habituellement au début du mois de juillet.  Je l’ai récolté quand même, elle est tendre et goûteuse.  Pourquoi ne pas en profiter?  🙂

J’aurais aussi quelques produit de mon amie Carole:

  • Des gros poireaux
  • Une belle citrouille
  • De la betterave longue, parfaite pour mettre en rondelle pour les conserve
  • Des concombres.  Oui, des concombres, il en reste!
  • Des piments extra-forts, pour les braves seulement
  • Trois beau gros plants de basilic.  Si vous l’intention de faire du pesto, c’est le temps!

J’aurais aussi les produits de Lucie Leblanc de Nouvelle.  Elle prend congé samedi, alors je prend la relève en offrant ses produits au marché de Nouvelle.  Notamment:

  • Poivron
  • Tomate
  • Zucchini
  • Courge d’hiver (poivrée, et potimarron)
  • Aubergine
  • Pâtisson

Pour une fin de saison, c’est quand même une belle sélection de produit, n’est-ce pas?  😀

Le Marché Champêtre de Nouvelle à lieu près de la Vieille École, dans le stationnement du bureau d’information touristique. Ce samedi, il y aura dégustation de produit régionaux.  Dans mon cas, je vais offrir ma fameuse « coleslaw 5 minutes ».  Si j’ai le temps, je vais mettre la recette sur Internet ce soir.

Au plaisir de vous voir en grand nombre au marché de Nouvelle!


Les cormes de l’ail éléphant

Il y a quelques années, j’ai acheté de la semence d’ail éléphant dans un centre de jardin.  Trois bulbes gigantesques, gros comme une balle de golf, pour 10$.  La culture de l’ail ne faisait pas partie de mon répertoire, mais j’étais vraiment intrigué.  La première saison n’as pas été fameuse; j’ai semé mes bulbes en juin, tandis que j’aurais dû le faire l’automne, ou à la fin d’avril au plus tard.  Ils n’ont rien produit.

Les bulbes ayant resté en terre, j’ai malgré tout récolté trois beaux bulbes l’année suivante.  J’en ai donné à mon père, qui l’a semé dans son jardin içi en Gaspésie.  Il a resemé sa récolte 2010 l’automne dernier.  Avec un peu de chance, la récolte 2011 sera assez bonne pour me « partir » en semence d’ail éléphant cet automne.

L’ail éléphant, allium ampeloprasum var. ampeloprasum, n’est pas de la même espèce que l’ail commune, allium sativum.  C’est plutôt iun très proche parent du poireau.  Mais le goût et l’apparence se rapprochent beaucoup plus de l’ail que du poireau, d’où le nom.  Les gros bulbes sont facile à cuisiner entier, en légume rôti par exemple, où son doux plus goût peut être apprécier à part entière.

Un des particularités botanique de l’ail éléphant est la présence de cormes, de très petite gousse dans un écaille très dure, attachés par la racine à la base du bulbe lors de la récolte.

Cormes d'ail éléphant

Içi, 27 cormes qui ont vernalisés dans mon frigo cet hiver.  Je viens tout juste de les sortir pour les faire tremper pendant la nuit.  Préalablement, j’ai entamé l’écaille dure avec un petit coup de ciseau à la base.  Demain, après qu’ils se soient humectés d’un peu d’eau, je vais les planter dans le terreau à semis, en espérant qu’ils pointent d’içi la fin avril.  Je les transplanterais au jardin fin avril, dans une section près de la remise sur laquelle je pourrais garder un oeil cet été.

Cormes d'ail éléphant, à l'échelle

Cormes d'ail éléphant, à l'échelle

Içi, la même prise de vue avec un dix sous pour montrer l’échelle.  Les cormes prennent deux ou trois ans à former un bulbe mature.  Quand même, c’est une bonne façon d’augmenter son stock de semence, vu le prix prohibitif qu’on en demande chez les semencier!  🙂

Une autre expérience à suivre …