La ferme en hiver
Publié : 1 mars 2011 Classé dans : Français | Tags: ferme, hiver, remise, zachary 1 commentaireHier après-midi, par un beau dimanche ensoleillé, j’ai pris quelques photos de la terre que je vais cultiver l’été prochain.
Cette photo a été prise sur le point le plus haut de la terre, en faisant face au sud-ouest. En premier plan, la remise à machinerie qui va devenir ma base d’opération temporaire pour la saison prochaine; je vais cultiver une parcelle de 40′ par 320′ directement face à celle-ci. Derrière la remise, mon garage et la vieille grange, qui cache ma résidence. Au loin, derrière tout les bâtiments, on peut voir la Baie-des-Chaleurs. La photo couvre à peu près un tier de la superficie totale de la terre.
Une photo prise juste derrière la remise, en faisant face au nord. Encore une fois, c’est la parcelle que je vais cultiver l’été prochain, mais vu de l’autre côté. Zachary m’accompagnait, et en a profité pour jouer dans la neige avec les chiens.
Un meilleur point de vue sur la remise. C’est içi que je vais nettoyer et conditionner les légumes, au moins pour les deux prochaines saisons. C’est vraiment un bâtiment solide, mais malheureusement, il n’a pas l’eau courante ni l’électricité. Je vais devoir passer environ 400′ de tuyau à partir de la maison pour l’eau, et presque autant en fil électrique. Ça risque de coûter assez cher, mais on va bricoler quelque chose et s’arranger avec ce qu’on aura!
La terre ne m’appartient pas encore, je dois d’abord obtenir un dérogation de la CPTAQ pour que le propriétaire actuel puisse me la vendre. Je m’y sent quand même chez moi, puisque c’est pratiquement ma cours arrière. Je l’apprivoise tranquillement en allant y marcher de temps en temps. Elle fait seulement 10 acres (un peu plus de 4 hectares), mais quand je me tiens au milieu, je n’arrive pas à croire qu’un jour je vais cultiver tout ça. C’est une petite superficie sur papier, mais à l’échelle humaine, c’est gigantesque! 🙂
Ipomoea batatas
Publié : 16 février 2011 Classé dans : Français, Semis | Tags: ipomoea.batatas, ken.allen, mapple.farm, patate.douce, sweet.potatoes 1 commentaireIpomoea batatas. La patate douce. Un légume-racine d’origine tropical que j’ai eu le bonheur de cultiver dans mon jardin l’été dernier. Le Québec est vraiment à la limite de son aire de distribution, mais avec les bonnes techniques et un été clément, on y arrive. J’ai planté une vingtaine de plants, j’ai récolté une soixantaine de livres de patate douce. Pas mal quand même! 🙂
La patate douce n’est aucunement apparenté à la pomme de terre, solanum tuberosum. En fait, la patate douce, une convulvacae, est plutôt parente avec certaine plante ornementale, telle que les gloires du matin. D’ailleurs, les vignes volubiles et les feuilles palmées de la patate douce sont très décoratives.
L’été dernier, j’ai acheté mes plants (des bouture, en fait) chez Mapple Farm au Nouveau-Brunswick. Cet année, je produits les miens à partir de racines que j’ai conservé. Les patates douces qui ont été conditionnées et entreposées adéquatement germent abondament. Les pousses, qu’on appellent slip en anglais, prennent facilement racine et se multiplie aisément. Sur la photos, quelques unes de mes patates qui ont germé prématurément et que j’ai mis dans l’eau. Il est vraiment trop tôt pour produire des boutures destinées au champ, mais c’est pas grave: je les mettrais en pot et je les garderais comme plante d’intérieur jusqu’en juin, à partir de quand elles seront transplantées.
Il est possible d’avoir une récolte de patate douce en aussi peu que 90 jours, mais il faut garder en tête que la productivité est directement proportionnelle à la température. Içi en Gaspésie, où le printemps est long et frais, ce sera un défi. Je les transplanterais sur un pallis de plastique IRT, qui réchauffe le sol significativement, pas avant la deuxième semaine de juin.
Sur la photo, trois variété de patate douce. Japanese Yam, à la chaire crème, en premier plan. Tainung 65, aussi à la chair crème et aux vignes teintées de bourgogne, en deuxième. À l’arrière, Frazier White, une variété toute blanche qui s’est montré particulièrement productive dans mon jardin l’été dernier.
Pour ceux qui voudrait tenter l’expérience de la culture de la patate douce, je conseil chaudement Sweet potatoes for the home garden. C’est vraiment un excellent bouquin, écrit par un vrai passionné. Fortement recommandé.
Au commencement …
Publié : 9 février 2011 Classé dans : Français, Semence | Tags: johnnys, la.societe.des.plantes, semence, veseys, william.dam 5 CommentairesUne saison de jardinage, ça commence avec de la semence. Içi, le premier arrivage de semence de la saison 2011, que j’ai reçu par la poste aujourd’hui, moins de deux semaines après avoir passer mes commandes sur le web. En fait, il y a deux commandes sur la photo: celle de Vesey’s, un grainetier de Halifax, et celle de Johnny’s, un grainetier américain. Reste encore la plus grosse, celle de William Dam, qui prend habituellement un peu plus de temps que ses compétiteurs à livrer la marchandise. Il y a aussi celle, plus petite, de la Société des Plantes, chez qui je prend quelques spécialités inusitées.
À partir du moment où les commandes de semences commencent à arriver, la fébrilité s’installe. J’me peux pu! Vite, que le printemps arrive!




