Planification 2013

Contrairement à ce que plusieurs pensent, les maraîchers ne chôment pas l’hiver.  Il y a toujours du travail à faire sur la ferme.  En plus de la maintenance des bâtiments, de la réparation des outils et du ménage à faire dans le garage et dans les serres, on en profite pour faire le travail de bureau qui s’accumule durant la saison estivale.  États financiers, plan d’affaire, taxes foncières, demande de subvention, numéro d’employeur, enregistrement à la CSST, certificat d’autorisation environmental, certification biologique, et autres tracasseries bureaucratiques.  Sans compter de nombreuses formations et séminaires …  Disons qu’on est quand même pas mal occupé à ce temps-ci de l’année!

Mais l’hiver, c’est aussi le temps de faire une job que j’aime par dessus tout.  Une production maraîchère réussie, ça commence en janvier, et ça se travail à l’ordinateur.  C’est la planification des cultures, une étape cruciale de la saison.

Une production maraîchère diversifiée, c’est une machine très, très complexe.  En 2013, je vais produire 20 types de légumes différents (plus d’une soixantaine de variétés en tout), chacun avec leur particularités.  Pour avoir un approvisionnement constant tout au long de la saison, il faut faire les semis au bon moment: ni trop tôt, ni trop tard.  Il faut aussi calculer les besoin en main-d’oeuvre, outils, fertilisant et semence, et s’assurer qu’ils soient disponible au moment précis où on en a besoin.  Disons qu’il y a beaucoup de détails à tenir en compte.

En pleine saison, tout se bouscule.  La quantité de travail à faire dépasse toujours notre capacité; les journées ne sont jamais assez longue.  Sans compter l’épuisement avec lequel on vit de la mi-mai à la fin octobre, et qui nous empêche de penser clairement.  Pour être sûr que tout s’aligne correctement, il faut s’organiser pour avoir le minimum de décision à prendre l’été, et le miminum de surprise à gérer.

Et voilà pourquoi la planification des cultures est si importante.  Certains maraîchers travaillent de façon intuitive, et réussissent une bonne production sans trop de planification.  Tant mieux pour eux, je ne suis pas rendu là.  Pour ma quiétude et ma paix d’esprit, je préfère tout planifier d’avance.  D’ailleurs, j’attribue une bonne partie de mon succès relatif des deux premières saisons à la qualité de ma planification.  Je ne veux pas être prétentieux, mais peu de maraîchers débutants réussissent aussi bien que moi à leurs premières saisons.

Pour le bénéfice de ceux que ça intéresse, et pour vous donner un coup d’oeil sur ce que cette étape implique, voiçi la feuille de calcul avec laquelle je planifie ma saison.

Je raffine ma méthode de planification depuis trois ans.  À l’origine, je me suis basé sur un excellent livre écrits par deux québécois, Crop Planning for Organic Vegetables Growers, que je recommende fortement à tout les producteurs débutants.  Depuis, j’ai adapté et bonifier leur formule pour mieux convenir à ma façon de m’organiser.

Pour ceux que ça intéresse, si vous avez des questions, elles sont bienvenues.  Je suis toujours heureux de partager mon expérience. En tout cas, jusqu’à la mi-avril … après, je serais au champ!  🙂

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